Chela’h
La force de choisir juste
Ce Chabbat est le 28 Sivan. En hébreu, le nombre 28 s’écrit כ״ח, lettres qui forment le mot koa’h, « force ». Le Rabbi souligne que cette date exprime ainsi « la force de Sivan » : la force de la Torah, donnée au cours de ce troisième mois, qui nous prépare à entrer dans celui de Tamouz.
Dans la lecture de la Torah de cette semaine, la parachat Chela’h, nous lisons : « Envoie pour toi des hommes afin qu’ils explorent le pays de Canaan. » Rachi relève la formulation singulière de ces mots. D.ieu n’ordonna pas à Moïse d’envoyer les explorateurs ; Il lui laissa la décision.
Pourquoi Moïse accepta-t-il une initiative aussi risquée, alors même que D.ieu avait déjà promis la terre d’Israël au peuple juif ?
Le Rabbi explique que s’ouvrait ici une dimension nouvelle du service de D.ieu. Il est des moments où Sa volonté nous est clairement indiquée par une mitsva. Notre tâche consiste alors à mettre de côté nos préférences pour accomplir ce qui nous est demandé. Mais un vaste domaine demeure où aucun commandement précis ne dicte chacun de nos choix. Là, il ne suffit plus d’annuler notre volonté devant celle de D.ieu : nous devons façonner notre volonté jusqu’à ce qu’elle désire d’elle-même ce qu’Il désire.
C’est peut-être dans cet espace que se joue une part essentielle de notre vie. La Torah ne formule pas une consigne particulière pour chacune de nos paroles, pour l’usage de nos ressources, notre temps libre ou nos décisions familiales. Elle nous donne aussi une lumière à partir de laquelle nous pouvons apprendre à orienter justement notre volonté.
La mission des explorateurs devait exprimer cette maturité. Ils devaient déterminer comment entrer dans le pays, non décider s’il fallait y entrer. Leur erreur fut de transformer une liberté dans les moyens en hésitation sur le but.
Nous connaissons parfois, nous aussi, ce glissement. Il arrive qu’une marge d’initiative devienne un prétexte pour perdre de vue l’essentiel. Mais l’enseignement du 28 Sivan ne s’arrête pas à la possibilité de bien choisir. Après la faute des explorateurs, Moïse pria : « Et maintenant, que grandisse la force de D.ieu. » La force de la Torah nous donne également le pouvoir de revenir, de réparer et de transformer un choix malheureux en point de départ.
Nous pouvons donc aborder nos décisions avec une question simple : non seulement « Que dois-je faire ? », mais « Que voudrais-je faire si ma volonté était accordée à celle de D.ieu ? »
Chaque réponse sincère affine notre liberté. Chaque choix ainsi éclairé fait du monde une demeure pour D.ieu et rapproche le temps où toute obscurité sera transformée en lumière, avec la venue de Machia’h.
Chabbat Chalom !
De vos amis @ Fr.Chabad.org
Il y a sept décennies, le centre du Judaïsme mondial en Europe étant en pleine destruction. Les Allemands massacraient les Juifs de tous milieux et de toutes nationalités. Par miracle, le Rabbi et son épouse parvinrent à s'extraire de cet enfer et à arriver aux Etats-Unis. Voici le récit de ce sauvetage.
Avant de transformer par la cuisson son labeur, son art et son argent en pain et en aliments, elle détache un morceau de choix…
Chaque fois que, chez vous autres, on parle de l’ère messianique et du “Machia’h”, vous insistez pour le présenter comme un roi. Or, nous avons commencé à guillotiner les rois il y a plus de deux cents ans, et ils ne sont plus vraiment à la mode depuis. Alors pourquoi ne pas simplement l’appeler – lui, ou elle – un “guide spirituel éclairé”?
J’avais tout à coup découvert que j’étais un Juif, et je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait réellement. Je savais cependant que ce n’était pas une petite chose. Et je savais que je faisais désormais partie d’un groupe très clanique et uni, avec un passé commun jalonné de génocide, de persécutions, de controverse, et un rôle démesuré dans le cours de l’histoire du monde.
Des espions trop spirituels, le premier Tichea BeAv, des alpinistes chimériques, de la pâte consacrée, des branches mal ramassées et des ficelles bien nouées, et quantités de farine, de vin et d'huile...
Comment étendre la religion au-delà d’un cours hebdomadaire? Comment acquiert-on un sentiment de (et pour) la religion? D’où tire-t-on la force de vivre selon des idéaux religieux, même dans des moments de faiblesse?
